Alors que le transfert de Hatem Ben Arfa, de l'OL vers l'OM, a été confirmé mardi soir par la Ligue, les présidents des deux clubs continuent d'évoquer le sujet, en se rendant coup pour coup. Dans l'après-midi, Pape Diouf s'est exprimé sur le site du club marseillais revenant sur la manière dont Lyon a communiqué officiellement sur les conditions du transfert (12 millions d'euros, un million supplémentaire en cas de qualification pour la C1 2008-2009 et 20% sur la plus-value en cas de revente du joueur): « J'ai lu la façon dont Lyon donne, sur son site internet, les conditions de l'accord, tout en faisant totalement abstraction des efforts que le club lyonnais a consentis pour y parvenir (...) On connaît Jean-Michel Aulas. Aulas aime les victoires... même les victoires inventées. Ce n'est pas grave (...)». Le point de discorde semble en fait concerner la fameuse prime d'1,5 millions d'euros que Ben Arfa devait toucher de la part son précédent employeur si celui-ci venait à le transférer. Lyon n'a pas souhaité régler cette somme. Pour conclure la mutation du natif de Clamart au plus vite,Marseille a donc finalement déboursé un million d'euros tandis que le joueur renonçait au 500 000 euros restants. Mais cette transaction ne date pas de mardi soir, Diouf ayant proposé un arrangement semblable à son homologue lyonnais le week-end dernier.
Beaucoup de bruit pour rien
La réponse ne s'est pas faîte attendre. Jean-Michel Aulas, visiblement agacé par l'expression«victoires inventées»a alors poursuivi quelques heures plus tard la discussion par médias interposés, cette fois-cisur les ondes de RMC : « Je ne vois pas à quoi Pape fait allusion. Il fallait trouver 1,5 million. Marseille a fait un effort d'un million, Hatem 500 000 et l'OL a pris en charge les charges patronales qui en France sont limitées sur les grands salaires. On a obtenu 100% de ce qu'on a décidé. Je remercie d'ailleurs Pape Diouf et Hatem d'avoir consenti des efforts. Nous on l'avait fait avant l'effort : quand Pape m'a appelé la première fois pour me dire qu'il aurait bien aimé avoir Hatem il pensait avoir 0% de chances de me convaincre. Il savait très bien qu'il avait fait la chose inverse avec Franck Ribéry. Mais moi j'ai pris le parti de faire confiance à Pape et à l'OM en donnant un certain nombre de moyens qui permettent d'aller plus haut. Mais il ne s'agissait pas non plus d'accepter des choses que je n'avais pas prévues.»
Bref, encore des mots, toujours des mots... et beaucoup de bruit pour plus grand chose.