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07.05.2008
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Euro 2008 / Le grand chelem des Pays-Bas

Posté le 18.06.2008 par hasley
La Roumanie n'en sera pas... Battus par les Pays-Bas (2-0), les Roumains regarderont les quarts de finale de l'Euro 2008 à la télévision. Au contraire, les Bataves, qui viennent donc d'enchaîner un troisième succès en autant de matches disputés dans le groupe C, notamment grâce à Huntelaar (54e) et Van Persie (87e), s'imposent un peu plus comme de sérieux prétendants à la victoire finale. Désormais, les Oranje attendent de savoir, qui de la Russie ou de la Suède, ils devront affronter au tour suivant.


Marco van Basten avait donc joué l'intox durant toute la semaine... Le sélectionneur des Pays-Bas, interrogé plus souvent qu'à l'habitude sur la rencontre face à la Roumanie, comptant pour la 3e journée du groupe C de l'Euro 2008, la faute au caractère décisif que revêtait cette partie pour les Roumains, mais aussi pour la France et l'Italie, avait certifié qu'il alignerait ses meilleurs éléments mardi soir, à Berne.

Pour quel résultat ? Au coup d'envoi de la rencontre, les seuls Boulahrouz et Engelaar, titulaires depuis le début du tournoi, étaient alignés face aux partenaires d'Adrian Mutu, le reste de l'équipe étant faite de joueurs partis au championnat d'Europe des Nations avec le statut de remplaçant. Pourtant, le premier acte sera largement à l'avantage des Oranje, déjà qualifiés, face à une Roumanie timorée et incapable de prendre le jeu à son compte.

Libérés de toute pression, les Néerlandais, tout de même moins fringants qu'à l'habitude, déploient un jeu bien léché et précis capable de mettre à mal l'arrière-garde adverse. Avec un Engelaar fidèle à lui-même, puissant et omniprésent, les Bataves imposent peu à peu leur griffe sur le match et Robin van Persie est le premier à se mettre en valeur (19e).

La Roumanie lâche vite...

Dans l'autre camp, le poison ne nomme Adrian Mutu. Le buteur de la Fiorentina, enfin remuant et à son niveau, se démène pour dynamiter le bloc adverse (23e et 31e) et fait également briller ses coéquipiers (4e, 34e et 44e). Mais rien n'y fait et, au repos, le score reste nul et vierge (0-0).

C'est donc en seconde période que la différence se fera. Quelques minutes après le retour des vestiaires, Ibrahim Affelay, le petit prodige des Pays-Bas, est sollicité dans le couloir droit. Le milieu de terrain du PSV Eindhoven s'applique et envoie un centre tendu vers les 16 mètres adverses que Klaas-Jan Huntelaar transforme en but (1-0, 54e). A cet instant, l'Italie mène (1-0) contre la France et la Roumanie voit donc s'envoler ses espoirs de qualification pour les quarts de finale. Et lorsque, à l'heure de jeu, la Squadra Azzurra assomme les Tricolores (2-0), les troupes de Victor Piturca comprennent que leur chance vient de passer. Dès lors, l'opposition perd de sa saveur et même les Roumains ne paraîssent plus aussi concernés... En toute fin de match, Van Persie, idéalement servi par De Zeeuw, réussit à contrôler dans les 16 mètres adverses, résiste au retour de son garde du corps et décoche une frappe sèche qui ne laisse aucune chance à Lobont (2-0, 87e).

Cosmin Contra et les siens n'accompagneront donc pas leurs adversaires du jour en quart de finale du tournoi. Et, au sein de ce groupe C, ce sont donc les Néerlandais, crédités de trois victoires en autant de rencontres, qui sortent vainqueurs avec les Transalpins. Avec neuf buts inscrits en 3 matches, pour un seul encaissé, l'armada oranje fera figure d'épouvantail pour la Suède ou la Russie, prochain adversaire des Pays-Bas en quart de finale de la compétition.



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Euro 2008 / Un cauchemar éveillé

Posté le 18.06.2008 par hasley
Une soirée cauchemardesque. L'équipe de France s'est inclinée face à l'Italie (0-2), mardi, à Zurich, au terme d'un match fait de coups durs en tous genres: de la blessure de Franck Ribéry en tout début de rencontre, au deuxième but italien dévié par Thierry Henry, en passant par l'expulsion d'Eric Abidal offrant un penalty à Andrea Pirlo. Ajouté à cela la victoire des Pays-Bas contre la Roumanie (2-0), qui envoie l'Italie en quarts de finale de l'Euro 2008, et voilà l'une des pires soirée de l'histoire de la sélection tricolore.

Supporter l'équipe de France, c'est aussi savoir souffrir. Après Séville 82, Paris 93 et Berlin 2006, une nouvelle soirée cauchemardesque est venue s'ajouter à ce triste calendrier: Zurich 2008. C'est dans ce Letzigrund Stadion que l'équipe de France a été éliminée de l'Euro 2008 par l'Italie, déjà bourreau des Bleus lors de la finale de la dernière Coupe du Monde 2006.

Ribéry sort sur blessure

Un arc-en-ciel surplombait pourtant le stade de Zurich avant le coup d'envoi. On dit qu'à son pied, il y a un trésor. La France voulait y croire. Mais les premières minutes douchaient les maigres espoirs tricolores.

Les errances défensives françaises ne tardaient pas à apparaître, ou plutôt à réapparaitre. Sur une longue relance de Gianluigi Buffon, Eric Abidal n'était pas à la réception et laissait filer Luca Toni au but, qui manquait sa frappe (5e). Avant même sa première occasion, l'équipe de France subissait son premier coup dur. En tentant de reprendre le ballon à Gianluca Zambrotta, Franck Ribéry retombait mal. Le milieu de terrain restait à terre, le visage grimaçant en se tenant la jambe. Puis il était sorti sur civière, remplacé par Samir Nasri (11e). Un énorme coup dur pour les Bleus, contraints de gagner sans leur meilleur élément depuis le début du tournoi. Le cauchemar ne faisait pourtant que commencer. Encore pris de vitesse par Toni, Abidal, en position de dernier défenseur, commettait une faute dans la surface. M. Michel sortait le rouge et accordait un penalty à l'Italie, transformé par Pirlo (25e, 0-1).

L'Italie prenait l'avantage après moins d'une demi-heure contre une France orpheline de son meilleur joueur, réduite à dix, avec la sortie prématurée de Nasri, remplacé par Boumsong. Difficile d'imaginer pire scénario. D'autant que les Italiens faisaient le siège du but de Coupet, avec des coups de boutoirs successivement signés De Rossi (27e) et Toni (28e). Thierry Henry répondait d'une frappe trop croisée (34e), mais la réaction française, bien que réelle, ne se traduisait pas au tableau d'affichage. Pis encore, l'Italie se montrait toujours dangereuse sur ses occasions, à l'instar de Fabio Grosso, dont la frappe enroulée du gauche terminait sur le poteau de son ancien coéquipier à Lyon, Grégory Coupet (42e). M. Michel sifflait alors la mi-temps, mettant provisoirement un terme à l'agonie de la France, qui n'aurait pas pu cauchemarder pire scénario lors de ce match capital.

Henry trompe Coupet, cerise sur le gâteau

Que pouvait encore espérer l'équipe de France au retour du vestiaire ? Menée au score, en infériorité numérique, et sans son moteur, Franck Ribéry, la sélection tricolore ne pouvait que subir la domination de son adversaire, et tenter de recoller au score, comme sur cette reprise de Benzema au-dessus (50e). Les nouvelles venant de Berne ajoutaient encore un peu plus de cruauté au scénario, puisque les Pays-Bas ouvraient le score contre la Roumanie par Huntelaar (54e). Avant l'heure de jeu, l'Italie était plus que jamais qualifiée pour les quarts de finale de l'Euro 2008.

Le sentiment de vivre un cauchemar éveillé était renforcé lorsque le coup franc de Daniele De Rossi, dévié par Thierry Henry, prenait à contre-pied Grégory Coupet (62e, 0-2). Cette fois, c'était fini. Maudite, la France l'était sans conteste ce mardi. Sans la moindre once de réussite, à l'image de cette parade magnifique de Gianluigi Buffon sur une frappe enroulée de Karim Benzema (74e). Et quand Van Persie doublait la mise pour les Oranje (87e), la déception n'était que plus grande. M. Michel sifflait la fin du match. Le cauchemar est terminé. La France peut se rendormir.

L1 Auxerre / Discrète mais active

Posté le 17.06.2008 par hasley
Auxerre est très discret sur le marché des transferts, mais n’en est pas pour autant l’un des moins actifs. Le club icaunais a d’ores et déjà enregistré quatre arrivées. Malgré des moyens limités, Jean Fernandez tente des paris sur des jeunes et sur des joueurs relégués sur le banc dans leur club.

Renforcer une défense perméable

Le principal chantier est l’arrière-garde. La 17e défense de Ligue 1 a souvent été prise à défaut (52 buts encaissés). Sammy Traoré, prêté par le PSG n’a finalement pas été conservé. Les Auxerrois ne veulent pas refaire les mêmes erreurs de casting. Le Brésilien Marcos Antonio (24 ans) n’a été aligné qu’à 10 reprises par Fernandez. Gabriel Tamas, l’international Roumain 24 ans lui aussi, a déçu les habitués de l’Abbé Deschamps. Ses bonnes prestations lors de l’Euro pourraient pousser les dirigeants auxerrois à lui accorder une deuxième chance.

Pour pallier ces erreurs, Auxerre a recruté le stoppeur expérimenté de Lens, Adama Coulibaly âgé de 27 ans. Avec 7 saisons de Ligue 1 au compteur, le Malien est un habitué du championnat de France. Il vient épauler Mignot et Grichting.

Jean-Sébastien Jaurès, parti en Allemagne au Borussia Mönchengladbach, Jérémy Berthod a signé pour quatre saisons. L’ancien Lyonnais s’est perdu du côté de Monaco. Avec seulement 38 matchs disputés en trois saisons, Berthod manque de rythme. Auxerre a donc fait venir une doublure au poste de latéral gauche. Il s’agit de l’international Espoirs belge, Jérémy Huyghebaert qui évoluait jusqu’alors à l’Excelsior Mouscron. Les deux Jérémy ont la lourde tâche de faire oublier Jaurès, très apprécié du public auxerrois.

Le pari de la jeunesse

Malgré un effectif riche offensivement, Lejeune, Quercia, Oliech, Niculae et Jelen, Fernandez a décidé d’accorder sa chance à Maurice-Junior Dalé. L’attaquant prometteur de Martigues (22 ans) a inscrit 15 buts en National. Son arrivée constitue un pari, qui pourrait s’avérer une bonne affaire s’il parvient à briller. Son transfert s’est conclu à 400 000 euros. Une aubaine pour un club aux moyens modestes.

Une dernière recrue est attendue au milieu de terrain pour pallier un éventuel départ de Pédretti ou de Kahlenberg. L’ancien joueur de Bordeaux et Marseille, Eduardo Costa est dans le viseur de plusieurs clubs de l’hexagone, dont Auxerre. Il faudra pour cela débourser 1 million d’euros au minimum pour le voir arriver.

Auxerre mise sur la stabilité pour ne pas revivre une saison catastrophique. Le club ne s’est en effet sauvé qu’à deux journées de la fin du championnat. Reste à savoir si cette stratégie sera payante.

Ronaldinho avec Beckham aux USA ?

Posté le 17.06.2008 par hasley
Si Ronaldinho avait des doutes sur sa future destination, les dernières offres reçues par le FC Barcelone à son sujet ont dû le rassurer par rapport à la saison prochaine.

On connaissait l’intérêt de Thaksin Shinawatra, ex-Premier ministre thaïlandais devenu propriétaire de Manchester City, pour le numéro 10 brésilien, puis l’appel du pied effectué par le Ballon d’Or 2005 à son ancien sélectionneur Luis Felipe Scolari, appelé sur le banc de Chelsea dès la fin de l’Euro. Pour rappel, Ronnie a en effet déclaré dans la presse anglaise vouloir retrouver celui qui l’a mené au titre de champion du monde en 2002.

En plus de ces deux pistes menant en Premier League, il faut désormais ajouter les Los Angeles Galaxy dans la liste des prétendants. Ainsi, comme le rapporte le quotidien espagnol El Mundo Deportivo, le club américain, dont le capitaine n’est autre que David Beckham, aurait offert au joueur carioca 32 millions d’euros par an (16 millions prévus pour le salaire, et les 16 autres correspondants aux droits d’image).

De son côté, le Barça s’est vu proposer par les Américains la somme de 26 millions pour le transfert. Reste à savoir si Ronaldinho souhaite rejoindre les États-Unis et un championnat semi-professionnel, dans lequel les intérêts économiques priment sur l’enjeu sportif. Car il s’agit en fait d’un cas similaire, à moindre échelle, à la proposition faite par Manchester City, qui ne représente pas un club incontournable sur la scène européenne.

De toute évidence, la destination idéale pour la suite de la carrière de Ronaldinho se situe à Chelsea. S’il semble que la volonté du joueur de rejoindre Stamford Bridge soit motivée par l’arrivée de Scolari à la tête des Blues, il reste encore à convaincre le coach brésilien de recruter un joueur qui n’a quasiment pas joué lors des six derniers mois et dont le Barça souhaite se débarrasser au plus vite.

L1 Lyon / L’entrejeu de l’OL va-t-il changer d’animation et de patron ?

Posté le 17.06.2008 par hasley
Vers quels objectifs maintenant ? C’est la question que l’on se pose quant aux ambitions futures de l’Olympique Lyonnais, qui a remporté le premier doublé (Coupe et Championnat) de son histoire cette saison.

Le président Jean-Michel Aulas a annoncé la couleur, en indiquant que la priorité serait accordée cette année à la Ligue des Champions, la compétition phare européenne dans laquelle le septuple champion de France espère déjà atteindre le cap des demi-finales.

Avec l’acquisition de Hugo Lloris pour le poste de gardien de but, l’OL a assuré le remplacement de Grégory Coupet. Mais, c’est surtout le chantier de l’entrejeu du Champion de France en apnée et en manque d’imagination lors de l’exercice dernier, qui connaît les premiers travaux.

L’enregistrement d’une troisième arrivée, en l’occurrence celle de Jean II Makoun le milieu de terrain de Lille, pose la problématique des choix technico-tactiques que devra opérer le nouvel entraîneur. Sauf surprise, il appartiendra à Claude Puel pressenti pour être le nouveau manager, de définir les orientations stratégiques et de choisir les hommes susceptibles d’appliquer sa méthode, sachant que ce secteur de jeu est très fourni à l’OL.

Quid de Juninho ?

Au sommet depuis maintenant sept saisons, le milieu de terrain de l’Olympique Lyonnais Juninho Pernambucano (33 ans, photo en compagnie d’Ederson), même s’il reste une valeur sûre du championnat de France, n’est plus capable de tirer son équipe vers le haut comme vient de le démontrer le dernier exercice.

Au crépuscule de sa carrière, mais encore sous contrat avec l’OL jusqu’en 2010, le joueur a prévu de rejoindre au terme de son bail Vasco de Gama, le club qui l’a lancé. Mais, l’arrivée du jeune meneur de jeu de l’OGC Nice Ederson (22 ans) conseillé à JMA par son capitaine, ne va-t-elle pas anticiper la fin de son aventure avec l’OL ? Surtout, si le nouvel entraîneur opte pour un changement d’organisation, mutant le 4-3-3 traditionnel en un dispositif en 4-4-2, voire en 4-5-1 ?

L’ex-international brésilien qui va subir la concurrence de son jeune compatriote, et celle du très prometteur Miralem Pjanic, a une autre option. En effet, il pourrait choisir de rester à Lyon en acceptant le rôle de joker de luxe, un statut qui pourrait lui permettre rendre des services à son équipe.

Cela dit, il n’est pas sûr que le roi du coup franc envisage l’issue de sa carrière de cette manière. La concurrence et l’arrivée d’un nouvel entraîneur pourraient également avoir pour effet de lui donner du panache, et provoquer son retour en forme au plus haut niveau. Un retournement de situation qui saperait le moral des rivaux, mais qui serait salutaire pour l’équipe.

Quelles options tactiques pour l’entrejeu ?

À Lille, Claude Puel a souvent privilégié un système à une seule pointe, qui se justifiait peut-être par le fait qu’il n’avait pas à sa disposition des atouts pour proposer autre chose.

À Lyon, avec des attaquants de haut niveau que sont Fred, Benzema, Baros, et en attendant peut-être l’arrivée d’une autre arme offensive, l’ancien entraîneur de Monaco pourrait s’adapter à la configuration en évoluant avec deux pointes, en 4-4-2. Makoun, Toulalan, Bodmer, Santos, Källström, luttant pour les deux places de la récupération.

Mais, dans ce système de jeu, les qualités naturelles d’Ederson, de Pjanic, de Juninho, voire Bodmer, ne seraient pas mises en valeur. En effet, les meneurs de jeu seraient obligés de s’excentrer sur le côté gauche du milieu de terrain, sachant que le côté droit sera réservé à Kader Keita ou Govou, s’il décidait à l’image des dernières intersaisons de rester finalement dans son club formateur.

En optant plutôt pour un schéma en 4-5-1, avec un meneur de jeu derrière l’attaquant, le futur entraîneur de la cylindrée lyonnaise justifiera déjà l’achat de joueurs créatifs. Dans cette animation, les données de l’entrejeu ne changeront pas pour autant puisque deux places seraient toujours dévolues aux défensifs, une pour un offensif, le départ de Ben Arfa étant remis en cause l’international français étant le spécialiste naturel du couloir gauche. Sauf si Govou et Keita sont désignés pour les deux couloirs, comme cela a parfois été le cas cette année.

Les différentes options envisagées ne sont pas liées à la seule arrivée de Claude Puel à Gerland. Quel que soit le coach qui prendra en mains les destinées de l’OL, les mêmes questions d’organisation se poseraient. L’officialisation de l’arrivée d’un technicien permettrait néanmoins de déminer le terrain. Il pourrait déjà définir quelle(s) option(s) tactique(s) il envisagerait, mais aussi indiquer aux joueurs qui ne font pas partie de ses plans de quitter le club, le tout permettant de voir un peu plus clair dans ce brouillard.

Mercato

Posté le 17.06.2008 par hasley
Paris n’attend plus Thuram, Ferguson menace, Kim proche de la sortie…


La cote de Thuram en chute libre

Dans les tuyaux depuis plusieurs semaines, le transfert de Lilian Thuram (36 ans, 142 sélections et 2 buts) au Paris SG aurait pris du plomb dans l'aile. Les dirigeants du club de la capitale, son président Charles Villeneuve en tête, auraient été échaudés par la performance du défenseur central de l'équipe de France contre les Pays-Bas vendredi. De plus, ses prétentions salariales estimées à 250 000€ brut par mois pendant deux ans seraient trop élevées. Le PSG ne lui en proposerait que 150 000. Thuram va devoir revoir ses plans mais assurait récemment avoir été contacté par des clubs anglais et écossais.


Ferguson se met dans la balance

Nouveau rebondissement dans le feuilleton Cristiano Ronaldo. Après avoir émis le souhait de recruter les deux joueurs du Real Madrid, Sergio Ramos et Robinho, laissant ainsi présager une entente possible concernant le transfert de l'international portugais, Alex Ferguson a annoncé à la presse anglaise qu'il quitterait ses fonctions si Ronaldo venait à partir sans son consentement. Cette réaction du manager de Manchester United fait suite à la nouvelle offre madrilène qui propose 50 M€ plus Robinho en échange du probable futur Ballon d'Or.

Perrin viré, Puel attendu

Comme pressenti, Alain Perrin n'entraînera plus l'Olympique Lyonnais. La décision a été rendue publique par Jean-Michel Aulas lundi. Le président lyonnais a annoncé avoir trouvé un accord pour une séparation à l'amiable, qualifiant au passage la venue de l'ancien Sochalien «d'erreur de casting» . Sans doute un compliment à l'amiable pour lui souhaiter bonne route. Son poste va d'ailleurs disparaitre puisque Aulas souhaite tendre vers le «modèle anglais. Il y aura un entraîneur général qui aura des pouvoirs élargis pour éviter ce que l'on a connu cette saison.» L'entraîneur du LOSC Claude Puel est attendu avant la fin de semaine, une fois passé le Conseil d'administration du club nordiste prévu sous 48 heures.

Nancy pressé de vendre Kim

L'attaquant de Nancy, Kim (27 ans, 24 matches en Ligue 1 cette saison, 6 buts), devrait rejoindre Marseille dans les prochains jours, si l'on en croit le club lorrain. Selon un communiqué publié sur le site officiel de l'ASNL, les dirigeants des deux clubs vont s'entretenir par téléphone cette semaine pour conclure le transfert du Brésilien. Dans cette note d'information, Jean-Jacques Rousselot a également reconnu qu'on «s'acheminait vers un accord» à propos du joueur formé à l'Atletico Mineiro. Les dirigeants de l'OM n'ont pas confirmé. Nancy semble bien pressé de vendre Kim. Anguille sous roche ou besoin de liquidités ?


C'est officiel : Comme prévu, le milieu de terrain Jean II Makoun s'est engagé en faveur de Lyon pour quatre années, le LOSC récupère 15 M€ … / … L'attaquant Kevin Gameiro quitte Strasbourg pour Lorient avec qui il s'est engagé pour quatre ans … / … Le milieu offensif Stéphane Dalmat a prolongé son contrat avec Sochaux jusqu'en juin 2012 … / … En fin de contrat avec Bordeaux, le milieu de terrain Youssef Sekour a signé pour deux saisons en faveur de Sedan … / … Le milieu Joris Marveaux (Clermont) atterrit à Montpellier pour trois saisons … / … Le sélectionneur de l'Espagne, Luis Aragones prendra la direction de Fenerbahçe après l'Euro … / …

Ils ont leur mot à dire : Youri Djorkaeff aurait proposé ses services au PSG comme directeur sportif … / … Le gardien Ulrich Ramé est impatient de reprendre l'entraînement, à Bordeaux ou ailleurs … / … Tout juste transféré à Lorient, l'attaquant Kevin Gameiro n'exclut pas de rejoindre l'OM dans deux ans … / … Saint-Etienne a démenti avoir contacté l'attaquant Bakari Koné (Nice) … / … Les dirigeants sochaliens doivent rencontrer leurs homologues nantais jeudi pour négocier le transfert du défenseur des Lionceaux Guirane N'Daw et attendent au moins 3,5 M€ … / … L'Inter Milan va tenter de convaincre Chelsea de lui céder le milieu de terrain Franck Lampard … / … Annoncé à Chelsea, le milieu offensif portugais Deco espère y retrouver son confrère brésilien Ronaldinho … / …

Bruits de couloir : Courtisé par l'OM, le milieu offensif Hatem Ben Arfa (Lyon) aurait reçu une offre alléchante de la Roma, prête à débourser 15 M€ pour casser son contrat … / … Le milieu brésilien Williamis Souza (PSG) serait suivi par le Gremio et Cologne … / … L'entraîneur Rudi Garcia (Le Mans) est pressenti pour succéder à Claude Puel sur le banc de Lille … / … Le milieu brésilien Fernando Menegazzo (Bordeaux) plait à Middlesbrough … / … Le milieu N'Dri Romaric (Le Mans) est proche de signer au FC Séville pour quatre ans … / … Le milieu Fabrice Abriel serait la priorité de Monaco, Lorient réclame 4 M€ … / … Le gardien Nicolas Douchez (Toulouse) va s'engager avec Rennes dans les heures à venir … / … Le Milan AC et le Barça se disputent l'attaquant togolais Emmanuel Adebayor (Arsenal) … / … Manchester City est toujours en lice pour recruter le meneur de jeu Ronaldinho (Barça) … / … Le Barça va entamer des négociations avec la Juventus Turin pour le transfert de l'attaquant David Trezeguet … / … Prêté à Sao Paulo, l'attaquant brésilien Adriano pourrait revenir à l'Inter Milan … / … La Juventus Turin songe déjà à recruter l'attaquant Antonio Cassano (Sampdoria) l'été prochain … / …

L1 Lyon / La révolution, bonne solution ?

Posté le 17.06.2008 par hasley
Le conseil d'administration de l'OL a décidé de donner une nouvelle orientation à la politique sportive du club en nommant un manager général "à l'anglaise", qui reste encore à recruter, ayant pour mission de chapoter tout le secteur sportif de l'OL. Une décision dont le but est de résoudre les problèmes internes qu'a connu le club cette année, tout en permettant à celui-ci d'être plus performant et ainsi se rapprocher encore plus de l'élite européenne.

Une saison pleine de paradoxes

Cette décision, qui peut être considérée comme un tournant important dans l'histoire du club, intervient après une saison paradoxale. En effet, l'OL a remporté 4 trophées (Peace Cup, Trophée des Champions, Championnat de France et Coupe de France) mais a connu de graves disfonctionnements au niveau de l'encadrement sportif, avec un entraineur qui n'a jamais fait l'unanimité auprès du staff "historique" de l'OL. Parmi eux, Joël Bats, Robert Duverne ou encore Bruno Génésio, ceux qui ont accompagné le brillant parcours de l'OL sur les dix dernières saisons, ceux qui ont permis de hisser le club sur le toit de la France et à lui donner une envergure européenne. L'OL, qui reste sur trois quarts et deux huitièùes de finale de Ligue des Champions, sera dans le premier chapeau du tirage de la plus prestigieuse des compétitions européennes, en compagnie de Liverpool, Barcelone ou encore Chelsea ou Real Madrid. Ces hommes, qui ont écrit les plus belles pages de l'histoire de l'OL, n'ont jamais réussi à s'entendre avec Alain Perrin qui a d'ailleurs évoqué un "rejet d'entrée" à l'OL.

Une politique sportive très spécifique

La décision a donc été prise de procéder à ce changement radical dans la politique sportive de l'OL. Une politique très spécifique au club qui privilégiait toujours ce que j'appelle la "structure" aux hommes. A savoir, que la politique sportive à toujours été décidée au niveau du duo de tête de l'OL, Jean-Michel Aulas et Bernard Lacombe. L'entraineur devant "simplement" se servir des outils que le club met à sa disposition et en tirer le maximum, sans pour autant avoir son mot à dire sur l'acquisition de ces outils (et parfois même la manière de les utiliser...). Bref, "Piloter la Formule 1" comme disait si bien Jean-Michel Aulas. Ce mode de fonctionnement a pour avantage d'assurer la stabilité du club (et même des résultats sur ces dernières années) mais a pour inconvénient de limiter les pouvoirs de l'entraîneur et, par la même occasion, de le mettre en difficulté, notamment dans ses rapports avec ses collaborateurs. L'entraineur n'étant pas le "boss", il a du mal à affirmer son autorité, que ce soit auprès des joueurs ou même de son propre staff (surtout s'il ne l'a pas choisi). D'où ces fréquents changements d'entraîneurs à l'OL ces dernières saisons. Entraineurs qui, pour la plupart, ont décidé de partir d'eux-mêmes.

Un changement risqué

Il a donc été décidé de confier les clés du sportif à un seul homme qui devrait débarquer avec son propre staff technique, ce qui aura pour effet d'accroitre ses prérogatives et ainsi de limiter les éventuels problèmes de lutte de pouvoir. Mais est-ce la bonne solution ? N'est-ce pas se mettre en danger que de se séparer d'un Robert Duverne, par exemple, annoncé sur le départ ? Est-ce la bonne solution que de remettre en cause une politique sportive qui a permis de remporter tant de succès ces dernières années ? Il est en effet à craindre que ce bouleversement des us et coutumes lyonnaises ait pour effet de briser la dynamique de victoire et la stabilité qui ont fait la force de ce club durant ces dix dernières années. Mais d'un autre côté, cela permettra, peut-être, de faire rentrer du "sang neuf" dans le système décisionnaire du club et ainsi apporter une nouvelle vision, de nouvelles compétences, pour permettre au club de franchir le cap des quarts de finales de la Ligue des Champions.

Un changement risqué donc, mais comme dit si bien ce très célèbre adage, "qui ne tente rien n'a rien". Et gageons qu'à ce petit jeu là, JMA a rarement perdu sa mise ces dernières années...

Euro 2008 / Pas de blague !

Posté le 17.06.2008 par hasley
Mardi, la dernière journée du groupe C de l'Euro 2008 sera décisive pour trois équipes. La France et l'Italie s'affronteront à Zurich, pendant que la Roumanie défiera les Pays-Bas, d'ores et déjà qualifiés, à Berne. Les hommes de Piturca sont maîtres de leur destin : si une victoire leur ouvrirait les portes des quarts de finale, un match nul pourrait suffire si Français et Italiens partageaient les points. Gare à un "arrangement" roumano-néerlandais qui éliminerait les champions et vice-champions du monde 2006...
La dernière édition du championnat d'Europe des nations est certainement restée en travers de la gorge des supporters transalpins, au moment où le scénario catastrophe qui avait éliminé la Squadra Azzurra, au premier tour de l'Euro portugais, est en passe de se reproduire en 2008. Un petit retour en arrière s'impose. Le 22 juin 2004, l'Italie s'impose dans la douleur face à la Bulgarie (2-1) lors de la dernière journée de la phase de poule de l'Euro. Mais, avant même de crier victoire, les coéquipiers de Francesco Totti apprennent le match nul entre la Suède et le Danemark, qui place les trois équipes à égalité de points, condamnant les Italiens et leur différence de but défavorable. Lors de ce match, la théorie d'un complot entre Suédois et Danois semblait risquée puisqu'une plus large victoire azzurra aurait éliminé le Danemark. Mais au final, le partage des points a sauvé les deux équipes nordistes. Côté italien, les vieux démons de l'Euro 2004 n'ont pas tardé à resurgir à l'approche de cette troisième et dernière journée du groupe C qui pourrait voir la France et l'Italie éliminée dés le premier tour de l'édition 2008.

Une revanche à prendre

Malgré tout ce qui a été dit sur ce Pays-Bas - Roumanie, certains éléments devraient rassurer les partisans d'une alliance antifinalistes du Mondial 2006. Tout d'abord, la revanche que les Pays-Bas ont à prendre sur leurs adversaires roumains, contre qui ils n'ont pas réussi à inscrire un seul but lors des deux matches de qualification. Pire encore, les coéquipiers d'Arjen Robben s'étaient inclinés (1-0), à Constanta, le 13 octobre dernier, abandonnant la première place du groupe G aux hommes de Victor Piturca. Désormais considérés comme grands favoris de la compétition, les Néerlandais ne risquent pas de se faire humilier une fois de plus. D'autant qu'il n'est pas dans leur mentalité de se réserver et de lever le pied lors d'un match, comme le confiait Robin van Persie, l'attaquant Oranje d'Arsenal, sur le site de la FIFA : "Je trouve déjà tragique de perdre une simple partie de tennis de table en vacances, alors un match de football face à la Roumanie..."

Le banc néerlandais

Et si la décision, prise par le sélectionneur des Pays-Bas, de faire souffler ses joueurs cadres une fois la qualification acquise, était en fait la garantie que ce match sera disputé à fond ? Si Van Basten a annoncé qu'il mettrait "la meilleure formation possible sur le terrain", il est bien évidemment plus que probable que sa formation sera constituée essentiellement de joueurs en manque de temps de jeu. Sauf que lorsqu'on regarde ce fameux banc néerlandais, on s'aperçoit que l'équipe qu'alignera l'ancien joueur du Milan AC risque d'être bien difficile à inquiéter. Robin van Persie, Demy de Zeeuw, Wilfred Bouma, Klaas-Jan Huntelaar, John Heitinga, Ibrahim Afellay ou encore Arjen Robben n'étaient pas titulaires lors des deux premiers matches. L'équipe bis néerlandaise a donc largement les capacités pour faire sauter le verrou roumain, d'autant qu'ils auront à coeur de prouver à leur sélectionneur qu'il peut compter sur eux pour la suite de l'aventure.

Autant d'éléments qui montrent que ce match ne sera pas pipé. Même si les coéquipiers d'Adrian Mutu tenteront d'assurer leur qualification, les Oranjes ne leur feront certainement pas de cadeaux, devant un public qui devrait rassembler, une nouvelle fois, des dizaines de milliers de supporters venus du pays des tulipes. Français et Italiens feraient bien de se concentrer sur leur match, en étant persuadés qu'Edwin van der Saar et consorts feront leur boulot en véritables professionnels.

Euro 2008 / L'Allemagne prend son quart

Posté le 17.06.2008 par hasley
La Mannschaft a survécu à la phase de poule. L'Allemagne a dominé l'Autriche (1-0), lundi soir, au stade Ernst-Happel de Vienne, pour le compte de la troisième journée du groupe B, compostant ainsi son ticket pour les quarts de finale de l'Euro 2008. Et comme un symbole, le but de la délivrance est venu du pied droit de Michael Ballack, son capitaine, auteur d'un coup franc supersonique au retour des vestiaires (48e). Pour une place en demi-finale, la formation de Joachim Löw affrontera le Portugal, alors que la Croatie défiera la Turquie.

Plus difficile que prévu. Tombée dans le groupe le plus facile - sur le papier - de l'Euro 2008, l'équipe d'Allemagne a dû patienter jusqu'à la 48e minute de son troisième match de poule, face à l'Autriche, pour acquérir son billet pour les quarts de finale d'une épreuve dont elle est l'une des favorites. La faute à une sélection croate très séduisante, qui a terminé en tête du groupe B avec neuf points pris en trois rencontres, et une formation autrichienne limitée mais vaillante, qui a vendu chèrement sa peau lundi soir.

Les regrets autrichiens

Les supporters du pays co-organisateur avec la Suisse du tournoi continental sont certainement repartis du Stade Ernst-Happel de Vienne la tête haute. Vouée aux gémonies par les observateurs avisés du football européen, la "Wunderteam" a finalement tenu la dragée haute à ses trois adversaires désignés du premier tour. Avec un attaquant de calibre international, elle aurait pu causer pas mal de misère à ses trois opposants, tant la sélection autrichienne est apparue affûtée sur le plan physique et bien en place tactiquement.

Face à l'Allemagne, condamnée à la victoire, la formation entraînée par Josef Hickersberger a joué sa carte à fond et aurait pu faire douter encore davantage Joachim Löw et les siens. L'arbitre espagnol de la rencontre, M. Mejuto Gonzalez, aurait pu siffler un nouveau penalty en faveur de l'Autriche, après celui face à la Pologne, lors d'un contact entre Erwin Hoffer et Christoph Metzelder (17e). L'attaquant du Rapid Vienne manquait ensuite son contrôle, seul face à Jens Lehmann, après un joli mouvement collectif (19e).

Ballack délivre l'Allemagne

La Mannschaft, plus puissante et surtout bien meilleure techniquement, a bien sûr dominé les débats face à sa voisine. L'Allemagne s'est procurée de nombreuses occasions de but en première période, sans parvenir à régler la mire. Mario Gomez, le buteur du VfB Stuttgart, a ainsi manqué une énorme occasion de but d'entrée, sur un service de Miroslav Klose (3e), avant une belle frappe de Lukas Podolski repoussée par Jürgen Macho, le portier de l'AEK Athènes, une des révélations de cet Euro (32e). Dominatrice mais toujours tenue en échec après une première période disputée sur un bon rythme, l'Allemagne se rassurait au retour des vestiaires.

Déjà précieux en fin de saison avec son club de Chelsea, Michael Ballack se rappelait à notre bon souvenir en expédiant un véritable missile dans la lucarne gauche du but autrichien, sur un coup franc légèrement excentré (0-1, 49e). Joachim Löw, expulsé du terrain comme son homologue autrichien pour quelques mots échangés, pouvait exulter en tribunes, la Mannschaft avait un pied et demi en quarts de finale. L'Autriche poussait ensuite pour égaliser mais sans parvenir à ses fins, malgré les efforts du très bon Andreas Ivanschitz. Le public viennois pouvait saluer son équipe, éliminée avec les honneurs. L'Allemagne, elle, peut souffler... en attendant son très alléchant match face au Portugal, jeudi.

Euro 2008 / Le carton plein croate

Posté le 17.06.2008 par hasley
Neuf points sur neuf possibles. Déjà assurée de finir première de son groupe après ses deux succès (contre l'Autriche puis l'Allemagne), la Croatie a enchaîné une troisième victoire dans ce groupe B de l'Euro 2008, en prenant la mesure de la Pologne (1-0), lundi soir à Klagenfurt. Dans une partie dominée par les hommes de Slaven Bilic, sans les cadres habituels, Ivan Klasnic a inscrit le seul but de la partie. Les Polonais avaient une infime chance de passer en quarts de finale mais c'était sans compter la victoire de l'Allemagne contre l'Autriche (1-0).

La Turquie peut trembler. Qualifiée après un scénario rocambolesque, dimanche soir, contre la République tchèque (3-2), la sélection du Bosphore affrontera, comme prévu, la Croatie, en quarts de finale de l'Euro, vendredi prochain. Avec un troisième succès de rang, contre la Pologne (1-0), lundi soir à Klagenfurt, les Vatreni partiront grandement favoris, puisqu'ils auront complètement survolés ce groupe B, dont la première place était pourtant promise avant les matches à l'Allemagne, qui s'est qualifiée dans l'autre match du soir, contre l'Autriche (1-0), pour affronter le Portugal, jeudi.

Boruc, l'infranchissable

Avant la partie, les Polonais possédaient pourtant une ultime chance de se qualifier. En cas de victoire avec deux buts d'écart pour ce dernier match, un succès avec un seul but d'écart de l'Autriche envoyait les hommes de Leo Beenhakker en quarts de finale. Mais l'exploit historique n'a pas eu lieu, malgré un début de match encourageant mais insuffisant. Lors du premier quart d'heure, le Brésilien naturalisé Polonais Roger Guerreiro prenait ses responsabilités, dans un rôle de meneur de jeu. Les Polonais se sont d'ailleurs procurés la première opportunité de la partie, avec une tête de Dudka, sur corner (12e). Vedran Runje n'était pas inquiété.

Ce sont en effet les "coiffeurs" croates qui prenaient le relais, après la qualification acquise contre l'Allemagne (2-1), jeudi dernier. Outre le gardien du RC Lens, les Monégasques Jerko Leko et Nikola Prokrivac évoluaient dans un milieu de terrain orphelin de son génie, Luka Modric. L'entrejeu de l'équipe à damier allait progressivement prendre le dessus, se libérant offensivement comme il se doit dans un match sans enjeu. Une tête de Vejic réveillait les siens (20e). Klasnic, par deux fois (33e et 45e), puis Pranjic (38e) auraient pu récompenser la bonne prestation croate, mais Artur Boruc sortait le grand jeu à chaque fois.

Klasnic trouve la faille

Déjà excellent contre l'Autriche (1-1), le portier du Celtic Glasgow se faisait finalement prendre à défaut après la pause. Danijel Pranjic récupérait en position offensive sur la gauche avant de centrer pour Ivan Klasnic. Le miraculé du football, toujours en crampons malgré une greffe du rein au printemps 2006, croisait du gauche pour ouvrir le score (1-0, 53e). La sélection issue de l'ancienne yougoslave avait fait le boulot, pouvant se contenter de gérer lors de la dernière demi-heure de jeu.

Les Polonais, alors éliminés de la compétition puisque les Allemands menaient au score contre l'Autriche, se lâchaient pour sauver l'honneur. Guerreiro braquait de nouveau les projecteurs sur lui, d'une frappe qui filait au ras du poteau gauche (64e). Ce dernier centrait ensuite pour Saganowski, l'ancien Troyen, qui obligeait Runje à un bel envol (68e). Les Aigles blancs poursuivaient dans leur bonne fin de match, avec notamment une frappe enroulée d'Ebi Smoralek, juste à côté. La Pologne baissait finalement pavillon, contre plus fort.
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